Le projet du Chemin des Sages naît lors d’une séance du Conseil des Sages formé de 9 femmes et 9 hommes de 60 ans et plus, choisis pour leur sage expérience par les Conseillers municipaux. Ce jour-là, le sujet de réflexion porte sur la question de savoir comment faire vivre notre devise républicaine “Liberté, Égalité, Fraternité” ? 

La naissance du Chemin des Sages

L’idée germa que parsemer la ville de phrases émanant de femmes et hommes illustres, mondialement reconnus pour leur sagesse et leur humanisme, pourrait interpeller la conscience des passants borméens comme touristes. Afin de justifier cet audacieux et innovant projet aux yeux du Maire et de son Conseil municipal, la décision est prise d’allier ce parcours aux plaques historiques qui devaient être installées sur les monuments emblématiques de la ville. Les membres du Conseil des Sages ont alors déterminé le parcours de ce chemin au sein du village médiéval et travaillé sur le support, les textes, les images et symboles de ces plaques.

Le Chemin des Sages Bormes les Mimosas

Le symbole du papillon est choisi car il représente la joie, la beauté, la grâce et la légèreté de l’être. Il renvoie au pouvoir de transformation personnelle par sa forte puissance de renaissance. En effet, avant d’être papillon, cet insecte est d’abord un œuf, puis il devient chenille avant d’être une chrysalide et finalement un papillon. Chaque nouvelle étape symbolise un changement dans la vie, le lâcher-prise sur ce que vous étiez pour apprécier ce que vous êtes devenu. En tant que symbole de la sagesse, cet animal est une source d’inspiration dans la vie. Sous ses apparences fragiles,

le papillon est doté d’une grande force. En effet, sa vie est éphémère (durée de vie de quelques jours à quelques semaines) et cependant, il répand joie et bonne humeur par la grâce et la beauté de son vol, appréciant chaque instant que la nature lui offre. Alors pourquoi ne pas faire comme le papillon, aborder avec confiance tout ce que la vie nous offre, bonne ou mauvaise expérience, car après tout cela ne dure qu’un instant. Ces expériences passées ne sont-elles pas la meilleure préparation à l’avenir nous permettant d’avancer ainsi plus sereins sur les chemins de la vie ?

La biographie de Marie Curie

Double prix Nobel de physique et de chimie et première femme obtenant un prix Nobel.

Marie Curie, de son vrai nom Maria Sklodowska, naît à Varsovie le 7 novembre 1867 au sein d’une famille d’enseignants patriotes et très cultivés. L’occupation russe se fait de plus en plus oppressante pour les Polonais, aussi la famille Sklodowska doit faire face à des problèmes financiers de plus en plus graves, de plus  la sœur et la mère de Maria meurent prématurément. Cette douloureuse enfance fait naître en elle une détermination et une force considérable. Passionnée  par les  sciences, Maria rêve  secrètement à une grande carrière dans le domaine. Proche de sa famille, elle aide sa sœur, Bronia, à devenir médecin à Paris en subvenant  à ses besoins, en tant qu’institutrice.

Marie Curie

Lorsque Bronia acquiert son indépendance financière, Maria la rejoint à Paris en 1891 rentre  à la Sorbonne et obtient sa licence de physique en 1893, puis une licence de mathématiques l’année suivante. Elle rencontre Pierre Curie, enseignant à l’École de physique et de chimie industrielle de Paris et tous deux se marient en 1895. Soutenue par son mari qui partage sa passion, elle poursuit ses études, est reçue première à l’agrégation de physique. 

Henri Becquerel vient alors de découvrir le rayonnement naturel de l’uranium qui deviendra son sujet de thèse. Elle utilise pour la première fois le terme “radioactif” pour le désigner et tente de découvrir l’origine précise des radiations d’un minerai riche en uranium. Bientôt, les époux Curie consacrent une grande partie de leur temps à leurs travaux, dans un petit hangar à peine chauffé transformé en laboratoire. En 1898, tous deux annoncent la découverte de deux éléments radioactifs alors inconnus : le polonium et le radium. Mais ne disposant d’aucune subvention et refusant de déposer un brevet, le couple poursuit ses recherches dans les mêmes conditions difficiles. En 1903, Marie Curie présente sa thèse sur les substances radioactives et reçoit, en même temps que son mari et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique. Elle est la première femme à recevoir un tel prix. 

Pierre et Marie Curie

Le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt renversé par une voiture à cheval. Marie Curie reste seule pour élever ses deux filles, Irène et Ève. Quelques mois après le drame, à force de courage, elle prend le poste d’enseignant de son défunt mari à la Sorbonne, devenant la première femme à y obtenir une chaire. Parallèlement, elle poursuit ses recherches sur le radium, pour lesquelles elle obtient 1911 le prix Nobel de chimie. Marie Curie est la seule personne à avoir reçu deux fois cette prestigieuse récompense. En 1914, son désir de consacrer un laboratoire d’études de la radioactivité est concrétisé par la fondation de l’Institut du Radium, y dirige alors la section physique, chimie. Travaillant en collaboration avec Claudius Regaud, Marie Curie souhaite surtout mettre ses recherches au service de la santé. C’est donc naturellement qu’elle organise, durant la Première Guerre mondiale, un service de radiologie mobile pour soigner les blessés,

les rayons X permettant alors d’améliorer les conditions d’opérations chirurgicales. Une fois la guerre terminée, elle travaille et enseigne à l’Institut du radium et finit de transmettre sa passion à sa fille aînée, Irène (qui en 1935 se verra elle aussi décerner le prix Nobel de Chimie avec son mari Frédéric Joliot). Elle se rend à New York en 1921, où la journaliste Marie Meloney l’attend pour lui offrir, grâce à une souscription féminine, suffisamment d’argent pour acheter un gramme d’uranium : sa renommée devient internationale. Déjà membre du Comité de physique Solvay, elle participe, dès 1922, à la Commission internationale de la coopération intellectuelle de la Société des Nations. Après avoir consacré sa vie entière à la science, Marie Curie s’éteint en 1934, des suites d’une leucémie à laquelle les manipulations d’éléments radioactifs ne sont pas étrangères.


Grâce à son travail acharné et à ses découvertes, Marie Curie a permis de formidables avancées scientifiques et reste l’une des plus grandes figures féminines de l’histoire des sciences. C’est pour toutes ces raisons qu’en 1995, le président François Mitterrand fait transférer les restes de Marie (son corps conservant des traces de radioactivité, son cercueil a été complété d’une couche de plomb isolante) et Pierre Curie de leur caveau familial de Sceaux au Panthéon de Paris. La cérémonie a eu lieu en présence de Lech Walesa alors président de la Pologne.

Le puits et le moulin de la Verne

Le puits de la Rescapade, également connu sous le nom de Puits de la Verne, se situe à l’extrémité ouest du village, au pied des vestiges du mur du XIIe siècle qui entourait le village, le protégeant ainsi des invasions et des épidémies diverses.

Il a probablement été creusé au début du XVIIIe siècle, à la même époque que les autres puits de la région pour répondre aux besoins d’une population en constante croissance. À proximité immédiate du puits se trouvait l’une des rares portes ouvertes dans la muraille, de taille réduite pour préserver l’intégrité de l’ouvrage défensif. Cette porte s’ouvrait directement sur les premières parcelles d’oliviers en contrebas du village. Les oliviers étaient situés dans les premiers mètres de la pente, aménagée en terrasses, les fameux “bancaous” provençaux. Jusqu’aux années 1970, avant la création de la route adjacente, cet endroit était un point de demi-tour pour revenir vers la rue Carnot, autrefois appelée rue des fours.

Il a probablement été creusé au début du XVIIIe siècle, à la même époque que les autres puits de la région pour répondre aux besoins d’une population en constante croissance. À proximité immédiate du puits se trouvait l’une des rares portes ouvertes dans la muraille, de taille réduite pour préserver l’intégrité de l’ouvrage défensif. Cette porte s’ouvrait directement sur les premières parcelles d’oliviers en contrebas du village. Les oliviers étaient situés dans les premiers mètres de la pente, aménagée en terrasses, les fameux “bancaous” provençaux. Jusqu’aux années 1970, avant la création de la route adjacente, cet endroit était un point de demi-tour pour revenir vers la rue Carnot, autrefois appelée rue des fours.

Puits de la Verne Bormes les Mimosas

Dans une utilisation judicieuse de l’espace, un petit moulin à huile se trouvait à proximité immédiate du puits. En effet, la production d’huile nécessitait une grande quantité d’eau chauffée dans une cheminée. Cette eau servait principalement à laver les fruits de la première pression et à faire remonter à la surface l’huile de qualité inférieure. Recueillie à l’aide d’un instrument appelé “feuille”, cette huile était destinée à être utilisée dans les lampes à huile ou à la fabrication de savon.

Baludik Chemin des Sages

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